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Réponse courte : pour la population générale (personnes âgées d’au moins 1 an et adultes), l’Apport de Référence retenu par l’EFSA est de 15 µg par jour ; pour les nourrissons de 7–11 mois, l’AI est de 10 µg par jour. L’objectif sérique de référence mentionné par l’EFSA est 25(OH)D = 50 nmol/L.
Contexte : qu’est‑ce que la vitamine D ?
La vitamine D joue un rôle principalement musculosquelettique. Les autorités sanitaires européennes et nationales traitent la vitamine D comme un nutriment essentiel pour la santé osseuse et pour le métabolisme du calcium.
Deux termes techniques courants se rencontrent dans la littérature : vitamine D2 (ergocalciférol) et vitamine D3 (cholécalciférol). Les rapports d’experts et synthèses réglementaires citent ces formes sans les recommander l’une plutôt que l’autre dans ce document — le choix de forme relève d’indications cliniques ou de la prescription médicale.
L’EFSA a dérivé des apports de référence en prenant en compte une synthèse cutanée minimale ; autrement dit, les valeurs publiées tiennent compte d’un apport total combinant alimentation, synthèse cutanée et, le cas échéant, supplémentation.
La réponse courte : quand et comment prendre la vitamine D ?
Valeurs de référence à retenir, issues de l’EFSA (Scientific opinion 2016) : adultes et enfants ≥1 an → 15 µg/jour ; nourrissons 7–11 mois → 10 µg/jour. Ces valeurs représentent un objectif d’apport total (alimentation + exposition solaire minimale + supplément si nécessaire).
Pour information comparative, le Royaume‑Uni (SACN / PHE) recommande de considérer un supplément quotidien de 10 µg (400 IU) pendant l’automne et l’hiver pour la population générale. Cette recommandation est explicitement britannique et n’est pas présentée ici comme une règle nationale française.
Dire « comment » implique toujours de distinguer apport alimentaire, exposition solaire et complément éventuel. Les apports numériques donnés ci‑dessus sont les repères tirés de l’EFSA ; le recours à un complément pour atteindre ces apports doit être discuté selon la situation individuelle et, si besoin, sous supervision médicale.
Dois‑je me faire doser ?
La Haute Autorité de Santé (HAS) précise qu’elle « ne reconnaît pas d’utilité au dosage de vitamine D en routine ». Le dosage n’est recommandé que dans des situations cliniques particulières telles que des signes de rachitisme ou d’ostéomalacie, le suivi de certaines pathologies, la surveillance après chirurgie bariatrique, ou chez des personnes âgées à risque.
Autrement dit, un dosage systématique chez toute la population n’est pas préconisé par la HAS. Il faut envisager la discussion d’un dosage avec un professionnel de santé en présence de circonstances cliniques particulières, de comorbidités ou de traitements qui modifient le métabolisme de la vitamine D.
Si vous avez des symptômes cliniques, des antécédents médicaux ou des facteurs de risque (chirurgie bariatrique, insuffisance rénale, fragilité liée à l’âge), évoquez le dosage lors d’une consultation médicale afin de déterminer la conduite adaptée.
Qui doit sérieusement envisager une supplémentation ?
Les autorités citent plusieurs groupes chez lesquels la synthèse cutanée est réduite ou l’exposition solaire limitée. Parmi eux figurent : personnes âgées, personnes couvertes, personnes à peau foncée, personnes vivant en institution. Ces groupes sont explicitement évoqués par SACN, EFSA et par les synthèses nationales comme nécessitant une attention particulière quant à leur statut en vitamine D.
La présence d’obésité, l’état post‑bariatrique et certaines pathologies peuvent aussi modifier les besoins ou la stratégie de surveillance. Pour certains contextes cliniques spécialisés, des objectifs sériques différents sont pratiqués : par exemple, des groupes cliniques citent une cible ≥ 75 nmol/L dans des situations précises comme le suivi post‑bariatrique (référence citée dans recommandations HAS pour chirurgie bariatrique).
Avant toute supplémentation ciblée, il convient d’envisager le dialogue avec un professionnel de santé pour décider si la supplémentation est justifiée et, le cas échéant, sous quelle forme et quelle durée, en tenant compte des repères officiels.
Posologie pratique (ce qu’on peut écrire sans prescrire)
Seules les valeurs publiées par les autorités figurent dans cette section : EFSA 2016 indique un AI de 15 µg/jour pour les adultes et enfants ≥1 an, et 10 µg/jour pour les nourrissons 7–11 mois. Ces valeurs sont des repères d’apport total.
Les documents EFSA traitent également des limites supérieures tolérables (UL) et des risques liés à l’excès de vitamine D ; les textes d’EFSA détaillent les évaluations UL par groupe d’âge et mettent en garde contre les apports excessifs. Pour des décisions de dosage thérapeutique ou de rattrapage, il faut se référer à une autorité clinique ou un prescripteur et s’appuyer sur des données vérifiées.
Un complément alimentaire ou une prescription ne doit jamais être présenté comme substitut d’un avis médical : la posologie individualisée relève du professionnel de santé.
À retenir :
Un complément ne se substitue pas à une alimentation variée ni à un suivi médical. En cas de doute sur votre statut en vitamine D, consultez un professionnel de santé avant d’entamer une supplémentation.
Cas particuliers : femmes enceintes, enfants, personnes âgées, chirurgie bariatrique, insuffisance rénale
Les rapports de référence traitent des groupes spécifiques. L’EFSA indique les mêmes AI pour les femmes enceintes et allaitantes que pour la population adulte (15 µg/jour), selon les analyses consolidées dans son avis.
Pour la chirurgie bariatrique, la littérature et les recommandations citées par la HAS signalent que des objectifs sériques plus élevés peuvent être recherchés dans le suivi spécialisé, avec des cibles mentionnées autour de ≥ 75 nmol/L pour certains protocoles de prise en charge. Ces adaptations sont discutées dans des recommandations cliniques et nécessitent un suivi médical.
Pour l’insuffisance rénale et d’autres pathologies chroniques, les décisions sur le dosage et la dose sont cliniques et se fondent sur l’évaluation du médecin traitant ou du spécialiste.
À retenir :
Populations à écarter / warnings : en cas de pathologie particulière (rachitisme, ostéomalacie avérée, chirurgie bariatrique, insuffisance rénale avancée, traitements interférant avec le métabolisme lipidique ou la vitamine D), la prise en charge doit être conduite et suivie par un professionnel de santé. Ne substituez pas un traitement médical par une supplémentation non prescrite.
À retenir :
Consultez un médecin si vous présentez des signes évocateurs de carence ou d’altération de la santé osseuse, si vous êtes en situation de comorbidité, si vous avez subi une chirurgie bariatrique, si vous êtes une personne âgée fragile, ou si vous suivez des traitements susceptibles d’affecter le statut en vitamine D. Discutez aussi d’un dosage avec un professionnel lorsque des décisions thérapeutiques sont envisagées.
Mesures non pharmacologiques : soleil et alimentation
La peau synthétise la vitamine D sous l’action des UVB ; les apports de référence de l’EFSA tiennent compte d’une synthèse cutanée minimale dans leur calcul des AI. Cependant, l’exposition solaire comporte des risques cutanés et il n’est pas possible de définir une « dose solaire sûre » universelle en raison des variations de phototype, latitude, saison et comportement. Le recours à l’exposition intentionnelle pour augmenter la vitamine D doit être évalué au regard du risque cutané.
Les aliments contribuent aux apports en vitamine D. Les rapports ANSES et bases alimentaires nationales listent des sources alimentaires: ces éléments doivent être consultés pour construire une alimentation riche en vitamine D. Pour des apports spécifiques par aliment, se référer aux documents ANSES / Ciqual cités en sources.
Ce que disent les autorités : résumé
Points clés à retenir depuis les autorités citées dans ce document :
- EFSA : objectif sérique de référence 25(OH)D = 50 nmol/L pour les groupes de population ; AI pour adultes et enfants ≥1 an = 15 µg/jour ; AI nourrissons 7–11 mois = 10 µg/jour. (EFSA 2016.)
- HAS : le dosage de vitamine D n’est pas recommandé en routine ; réserver le dosage à situations cliniques particulières. (HAS.)
- SACN / PHE (Royaume‑Uni) : recommandation d’envisager 10 µg/jour en automne/hiver pour la population générale (contexte britannique, à titre de comparaison). (SACN/PHE.)
- ANSES : rapports nationaux de références nutritionnelles détaillent les apports et points techniques à consulter pour des informations alimentaires nationales. (ANSES.)
FAQ rapide
Puis‑je prendre un test 25(OH)D sans avis ?
La HAS ne recommande pas le dosage en routine. Envisagez le dosage avec votre médecin si vous avez des facteurs de risque ou des signes cliniques. (HAS.)
Quel seuil pour la carence ?
Pour la population générale, l’EFSA retient 50 nmol/L comme objectif sérique de référence. Des contextes cliniques spécialisés peuvent viser des cibles différentes (par ex. ≥ 75 nmol/L pour certains suivis post‑bariatriques). Ne pas appliquer une cible clinique élevée sans encadrement médical.
Ceci n’est pas un avis médical. Pour une décision individuelle (dosage, prescription, schéma thérapeutique), consultez un professionnel de santé.


